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La perfusion de nounours
Transcription textuelle
La perfusion de Nounours
Description
Dans une salle de soins, Bénédicte, l’infirmière, vêtue d’une blouse blanche est assise sur une chaise. Face à elle, Eulalie, 6 ans, coiffée de couettes blondes, est assise dans un fauteuil.
Eulalie tient dans ses bras Bernard, son ours brun en peluche.
Dialogues
Bénédicte
— Bonjour Bernard. Alors pourquoi tu m’as amené Bernard ? Est-ce que tu sais ce qu’on va lui faire ?
Eulalie
— Une perfusion.
Bénédicte
— Alors, pourquoi est-ce qu’on pose une perfusion à Bernard ?
Eulalie
— Je sais pas.
Bénédicte
— Je peux t’expliquer si tu veux. Cette perfusion va te permettre d’avoir des médicaments. Pour que les médicaments aillent directement là où ils ont besoin d’aller, on va aller les mettre à l’intérieur de la veine et ça va être, en fait, transporté par le sang.
Ça sert aussi à manger et à boire quand on ne peut pas le faire tout seul.
Alors je vais enlever le patch de crème anesthésiante pour la peau, elle a complètement endormi la peau.
(Bénédicte enlève le patch, petit pansement adhésif, du bras de Bernard)
— Alors Bernard, on va commencer à poser la perfusion, pour ça je vais me nettoyer un petit peu les mains, c’est un produit pour enlever les microbes, pour ne pas apporter de microbes.
(Bénédicte met un liquide sur ses mains et se frotte les mains)
— Maintenant on va demander à Bernard de me donner son bras et je vais lui mettre le garrot comme ceci.
(Bénédicte passe une sorte de ruban élastique avec une attache autour du bras de Bernard)
— Je sers un petit peu. Alors, quand on sert le garrot comme ça, ça permet de faire apparaître les veines. On les sent plus qu’on ne les voit. C’est pour ça qu’on touche avec les doigts pour sentir la veine.
(Bénédicte passe l’index et le majeur au creux du coude du bras de Bernard et appuie un peu)
— Je nettoie la peau avant de faire cette piqûre.
(Bénédicte prend une compresse imbibée d’alcool et la passe à l’endroit où elle doit piquer Bernard)
— Voilà Bernard, tu sens que c’est un petit peu froid. Et puis on va commencer à se préparer. Voilà, ça va être le moment. Est-ce que Bernard est prêt ?
Eulalie
— Ben oui.
Bénédicte
— Quand on met le cathéter à l’intérieur de la veine, on est obligé de traverser la peau pour être aussi à l’intérieur de la veine.
(Bénédicte montre le cathéter. C’est un tout petit tuyau en plastique qui couvre l’aiguille, et qui restera en place, une fois qu’on aura retiré l’aiguille, pour passer les médicaments).
— On traverse la veine avec une aiguille.
(Bénédicte pique le bras de Bernard)
— Et cette aiguille on l’enlève tout de suite, regarde, elle se sauve.
(Bénédicte retire l’aiguille et laisse le cathéter en place)
— C’est juste le petit tuyau en plastique qui va rester à l’intérieur.
Eulalie
— Ah oui. Et ça on l’enlève pas ?
(Eulalie montre le tuyau du cathéter).
Bénédicte
— Ça on va le laisser. Je le laisse et je peux profiter pour vérifier que je suis bien dans la veine.
(Bénédicte introduit une seringue dans le tuyau et tire sur le piston de la seringue)
— Hop, voilà. Mais comme le sang de Bernard est un peu transparent, on ne voit pas bien. Si on était sur une personne, on verrait le sang qui vient.
Et puis maintenant je vais adapter...
(Bénédicte visse le bout du cathéter au tuyau du sac contenant le liquide de la perfusion)
— En fait, regarde il y a un petit peu de produit, juste au bord, tu vois, il y a bien du produit dans la perfusion.
(En appuyant sur le tuyau, Bénédicte fait gicler du liquide sur la robe d’Eulalie)
Eulalie
— Il y en avait dehors, c’est allé sur ma robe.
Bénédicte
— Mais c’est du produit qui sèche.
Je viens adapter la perfusion en vissant un tout petit peu. Voilà. Tout va bien, Bernard. Tu es bien tranquille. On a bientôt terminé. Et on met le sparadrap spécial Bernard.
(Bénédicte applique sur le bras de Bernard, à l’endroit de la piqûre, un sparadrap transparent, avec des petits dessins de chaque côté)
Eulalie
— Ah, il est bizarre !
Bénédicte
— Mais oui, un pansement pour le nounours.
De chaque côté, voilà, très bien.
(Bénédicte fixe bien le pansement)
— Et maintenant je vais faire couler la perfusion. Et Bernard va pouvoir être soigné.
(Bénédicte ouvre l’arrivée du tuyau pour permettre au liquide de couler)
Eulalie
— Mais puisque lui c’est un doudou comment on va lui faire pour enlever parce que sinon les billes elles vont sortir et il va être tout mou.
Bénédicte
— Alors est-ce que tu veux qu’on le fasse ensemble ?
Eulalie
— D’accord.
Bénédicte
— Allez Bernard, on va juste tirer sur le petit tuyau en plastique. Tu respires bien et hop.
(Bénédicte tire sur le petit tuyau pour retirer le cathéter)
— Et là on va le masser un petit peu.
Eulalie
— Mais les billes elles peuvent quand même sortir ?
Bénédicte
— Non. Pour le trou dans la veine, le corps est très très bien organisé, parce que tout de suite il vient refermer le trou. Et il fait très bien son travail.
Eulalie
— Ah oui.
Bénédicte
— Bravo Bernard. Félicitations.
(Eulalie caresse la tête de son nounours).
La perfusion du docteur
Transcription textuelle
La perfusion du Docteur
Description
Dans une salle de soins, Bénédicte, l’infirmière, vêtue d’une blouse blanche est assise sur une chaise. Face à elle, le docteur Daniel est assis dans un fauteuil.
Debout, à côté d’eux, Lago, un garçon de 11 ans et Fanta, une fille de 8 ans.
Dialogues
Bénédicte
— Pour vous expliquer comment on fait une perfusion, le docteur Daniel a accepté qu’on la fasse sur lui.
Fanta,
— C’est quoi une perfusion ?
(Bénédicte montre une petite poche transparente en plastique où sont fixés deux embouts)
— Une perfusion c’est lorsque l’on va mettre du liquide à l’intérieur du corps, quand on ne peut pas boire, pas manger ou lorsqu’on veut mettre directement un médicament dans le sang ou dans le corps de la personne.
Donc on va préparer la perfusion ; pour cela j’installe la tubulure. Ca, ça s’appelle une tubulure.
(Bénédicte visse un long et fin tuyau transparent, la tubulure, à l’un des embouts)
— Je remplis un petit filtre.
Fanta
— Pourquoi y a-t-il deux entrées ?
Bénédicte
— Pourquoi il y a deux entrées dans la poche ?
Là, la tubulure va aller jusque dans le bras de Daniel.
(Bénédicte montre le tuyau qui va de l’entrée de la poche jusqu’au bras de Daniel)
— On peut utiliser l’autre entrée, si l’on veut, pour rajouter des médicaments à l’intérieur de la poche. Pour commencer il faut surtout éviter d’envoyer de l’air à l’intérieur des veines. Les veines ne sont pas faites pour avoir de l'air.
Pour ça, c’est Fanta qui nous aide.
(Fanta prend l’embout et soulève le tuyau pendant que Bénédicte règle le débit à l’aide d’une petite molette)
— Fanta, tu vas bien regarder et tu vas me prévenir quand un peu de liquide commence à sortir. Alors je fais doucement, tu vas voir, le liquide arrive, tu me dis…
(Fanta regarde dans le petit tube situé sur l’embout, relié au tuyau, et voit apparaître le liquide)
Fanta
— Ça commence à sortir.
Bénédicte
— Voilà. Alors maintenant on va accrocher la perfusion ici.
(Bénédicte montre le pied à perfusion où elle va accrocher la poche de liquide)
— On va pouvoir poser le cathéter dans le bras de Daniel. C’est un petit tuyau en plastique qui va rester à l’intérieur de la veine.
(Bénédicte montre le cathéter)
— C’est un tout petit tuyau en plastique qui couvre l’aiguille, et qui restera en place, une fois qu’on aura retiré l’aiguille, pour passer les médicaments.
Je vais te le montrer : hop, je te le donne dans la main, comment c’est ?
(Lago touche le petit bout de plastique creux)
Lago
— C’est souple.
Bénédicte
— On utilise l’aiguille pour percer la veine et après c’est le petit tuyau qui reste, c’est pas l’aiguille. On y va ?
Je vais mettre le garrot ici.
(Bénédicte passe le garrot, autour du bras de Daniel)
Fanta
— C’est quoi un garrot ?
Bénédicte
— Le garrot c’est un petit élastique, comme des bretelles, qui va m’aider à serrer le bras de Daniel et on va voir que quand on serre très fort, la veine devient plus grosse, elle gonfle.
Lago
— Pourquoi la veine grossit ?
Bénédicte
— Tu as déjà vu un barrage ?
Lago
— Oui.
Bénédicte
— Tu as déjà vu dans une rivière ? L’eau, elle coule.
Lago
— Et sinon quand on bloque un tuyau d’arrosage, ça gonfle.
Bénédicte
— C’est ça, exactement ; c’est exactement pareil. Là quand je le bloque, le sang ne peut pas remonter vers le cœur, parce qu’en fait c’est ça, il y a une pompe, le cœur qui vient chercher le sang. Pour l’instant je vais enlever la crème anesthésiante.
(Bénédicte retire le patch de crème anesthésiante)
— Voilà ; pour faire la perfusion on va utiliser des gants pour éviter de se mettre du sang sur les mains.
(Bénédicte enfile des gants fins, en caoutchouc)
— C’est le moment de serrer un petit peu le garrot, voilà, très bien.
— Alors, Daniel, est-ce que tu souhaites que je te prévienne quand je vais piquer ? Ou tu veux partir dans ton monde imaginaire ?
(Bénédicte verse de l’alcool sur une compresse)
Daniel
— Moi je ne regarde pas, je vais essayer de me décontracter et de penser à des choses agréables.
Bénédicte
— On va bien nettoyer la peau.
(Bénédicte passe la compresse au creux du coude de Daniel)
— On va venir attraper la veine. Il y a un tout petit bout d’aiguille qui va nous aider à piquer la veine.
(Bénédicte introduit l’aiguille dans la veine de Daniel)
— Je vais mettre une petite serviette de protection, une petite compresse, et une fois que j’ai attrapé la veine, c’est le plastique qui va rester à l’intérieur.
(Là, le sang arrive de la veine passe par l’aiguille et ensuite dans le petit tuyau en plastique)
Fanta
— Ça c’est la veine ?
Bénédicte
— Ça c’est du sang qui est à l’intérieur de la veine. L’aiguille, elle, va aller à la poubelle.
Fanta
— C’est parce que tu as attrapé la veine qu’il y a plein de sang ?
(Il y a un peu de sang sur la compresse)
Bénédicte
— Oui, c’est quand on a attrapé la veine que ça fonctionne.
Maintenant on est bien installé dans la veine ; je vais mettre une petite compresse de protection, et je vais pouvoir adapter la perfusion en vissant un tout petit peu.
(Bénédicte visse le bout du tuyau de la perfusion au cathéter en plastique)
— Voilà. Je vais demander à Daniel de m’aider en tenant juste la perfusion, ici.
(Daniel tient le tuyau)
— Et la dernière étape c’est de fixer le matériel, on va mettre un petit pansement spécial, des deux côtés du cathéter.
(Bénédicte fixe un sparadrap transparent)
— Le petit plastique transparent du pansement va me permettre de regarder l’endroit où l’on a posé la perfusion.
Et là on fait un pansement et on va attacher tout ça pour qu’il puisse se promener tranquillement sans avoir peur de perdre la perfusion : c’est toujours possible de tirer sur le fil.
Daniel
— Oui, c'est parce que si ce système s’arrache, il va falloir refaire une autre piqûre.
Lago
— Il va partir avec ça ?
Bénédicte
— Oui, pour aller se promener il faut qu’il balade le pied à perfusion.
(Daniel s’en va dans le couloir en traînant le pied à perfusion à roulettes).








