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Les soins des dents
Les principaux soins
Soins de caries, les produits pour reboucher le trou :
> Un amalgame : c’est une pâte grise, que l’on appelait autrefois un « plombage ».
> Un composite : c’est une pâte blanche, que le chirurgien fait durcir avec une lumière bleue .
- Scellement des sillons : il s’agit de recouvrir les sillons qui sont sur le dessus des molaires définitives d’une résine qui protège la dent de la carie. Ce soin peut se faire très tôt après la sortie des dents définitives (lien vers dents de 6 ans). Bien sûr, il faudra quand même se brosser les dents !
- Dévitalisation : il s’agit d’enlever le nerf d’une dent quand elle est très abîmée, que ce soit une dent de lait ou une dent définitive. Mais ensuite la dent est plus fragile, elle risque plus facilement de se casser et dans ce cas d’obliger à faire une prothèse (une couronne), ce qui est long et onéreux…
- Couronne de dent de lait : Quand la dent est très abîmée, on peut mettre une couronne qui tombera avec la dent de lait.
- Protège-dent : Si votre enfant pratique certains sports où les risques de chute ou de coup sont importants, (boxe, football américain…), il est utile de lui faire porter un protège-dents.
- Extraction : il s’agit d’enlever (sous anesthésie) une dent de lait ou une dent définitive si elle est trop abîmée, éviter de dire « arracher » une dent mais plutôt « extraire » ou « enlever ».
L’anesthésie locale
Dans le livret, à propos de l’anesthésie locale, nous avons volontairement évité d’utiliser le terme de « piqûre » d’anesthésie, sachant que certains enfants très inquiets risquent de ne retenir que ce mot entretenant ainsi sa crainte, et le soin très difficile, voire impossible.
Si l’enfant demande des précisions sur la façon de faire pénétrer le produit dans la gencive, on pourra bien sûr lui répondre, « par une injection ou une piqûre », il ne s’agit surtout pas de lui mentir ou d’omettre une information, (d’autant plus que l’illustration montre la piqûre) mais simplement d’être prudent avec les enfants qui ont peur des piqûres, car l’ensemble du matériel utilisé par les dentistes est déjà suffisamment impressionnant !
Quand le chirurgien fait l’anesthésie, il peut au préalable utiliser un gel anesthésiant pour limiter la douleur de la première injection. Parfois, il n’utilise pas de gel car il fait la première piqûre à l’endroit le moins douloureux de la gencive, ainsi lorsqu’il fait les autres piqûres, la première injection a déjà eu le temps d’agir et les suivantes sont pas ou peu douloureuses.
Quelques précisions
La digue : c’est un carré de latex mince et souple, perforé à l’endroit de la dent qui permet d'isoler une ou plusieurs dents du reste de la cavité buccale afin de d’intervenir à l'abri de la salive. Elle n’est pas encore utilisée de façon courante, elle est pourtant utile pour l’enfant qui se sent protégé des instruments, des goûts….
Le scialytique : cette lampe, orientable permet au chirurgien dentiste de bien voir dans la bouche, son originalité est qu’elle ne fait pas d’ombres, par contre, elle gêne et éblouie souvent les enfants, on peut proposer à l’enfant de porter des lunettes de soleil s’il est très gêné.
Les soins difficiles et les aides à apporter à un enfant très inquiet.
Pour le dentiste, une des solutions pour aider un enfant à garder la bouche ouverte est de procéder par petites étapes.
Par exemple il propose à l’enfant de le soigner pendant seulement 3 secondes et puis de s’arrêter.
Au bout de 3 secondes il s’arrête et demande à l’enfant jusqu’à combien il peut compter l’étape suivante.
Si l’enfant répond à nouveau 3, il continue selon le rythme proposé par l’enfant. Si l’enfant répond tout de suite 10 mais que le dentiste sent que l’enfant n’est pas encore prêt, il peut répondre « Je préfère compter jusqu’à 5, sinon, je vais être trop fatigué ! ». Par contre s’il sent que l’enfant est prêt, il suit son rythme…
Petit à petit, l’enfant maîtrise l’intervention du dentiste sur son corps, le dentiste peut augmenter le temps de soin progressivement, en tenant toujours compte de la demande de l’enfant. Dans ce cadre, les enfants n’exagèrent pas et n’arrêtent pas le dentiste sans raisons.
Lorsqu’un enfant se plaint qu’il a du mal à avaler. C’est souvent le cumul de deux difficultés. En effet, souvent l’enfant petit n’arrive pas spontanément à respirer par le nez en gardant la bouche ouverte. Il peut en découler une impression ou un réel étouffement, très anxiogène. Mais on peut encourager l’enfant à s’entraîner à respirer par le nez tout en gardant la bouche ouverte. L’autre difficulté est la déglutition, mais en fait c’est au dentiste de s’occuper d’aspirer la salive et les liquides qui rincent la bouche, l’aspiration est là pour ça et c’est sa responsabilité.
Certains enfants peuvent avoir peur d’être aspiré en entier, il faudra leur préciser et leur montrer que cela n’aspire que l’eau.
Si c’est trop difficile ou trop long de soigner un enfant très inquiet on peut lui proposer de faire certains soins en lui faisant respirer un mélange gazeux le MEOPA (Mélange Equimoléculaire, Oxygène, Protoxyde d’Azote) qui lui permettra d’être beaucoup plus détendu (si votre dentiste est équipé et formé à son utilisation). Cette méthode est plus répandue à l’hôpital, mais peut dorénavant être utilisé dans un cabinet de dentiste en ville.
(Voir la fiche
"Le M.E.O.P.A. pour avoir moins mal").
Parfois même on peut lui faire une anesthésie générale. Mais cette solution ne pourra être que ponctuelle, et il faudra quand même que l’enfant apprenne à aller chez le dentiste, à se laisser examiner et soigner car il sera nécessaire qu’il y aille régulièrement toute sa vie.











