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Au bloc opératoire

Le bloc opératoire est composé de 2 ou 3 lieux distincts : l’endroit ou l’on endort (salle d’induction), l’endroit où l’on opère (salle d’opération), l’endroit ou l’on se réveille (salle de réveil). Mais il n’existe pas toujours de salle d’induction, l’endormissement se fait alors dans la salle d’opération.

L’équipe d’anesthésie installe toutes les surveillances et appareils nécessaires :
  • Le cardioscope est un appareil souvent appelé « scope » qui fait "bip bip". Il est relié à trois autocollants posés sur la poitrine et il contrôle les battements du cœur.
  • L’oxymètre est une petite pince ou un autocollant placée au bout du doigt ou de l’orteil qui fait une lumière rouge. Il vérifie que la respiration est efficace.
  • Le tensiomètre est un brassard relié à un écran qui permet de vérifier que le cœur fait bien circuler le sang.
  • Le respirateur est un appareil qui fait respirer artificiellement quand il est nécessaire de faire une anesthésie profonde. Il mesure la quantité exacte d'oxygène et de produits anesthésiques nécessaires pour chacun. Les tuyaux du respirateur sont reliés à la sonde d'intubation. C'est un tuyau souple en matière plastique introduit dans les voies respiratoires pour faire arriver le mélange gazeux jusqu'aux poumons. C'est cette sonde qui provoque parfois des irritations de la gorge après l'opération.

La perfusion fait circuler dans les veines de l'eau sucrée et salée, de façon lente et continue, pour hydrater et nourrir le corps pendant l'opération. Elle permet aussi de faire passer dans le sang les produits anesthésiques et ceux qui soulagent la douleur après l'opération, sans refaire chaque fois une piqûre.

L’anesthésie

L’induction est le début de l’anesthésie : on fait entrer les produits anesthésiques dans la circulation sanguine qui les transportera au cerveau. Certains anesthésiques sont injectés directement dans le sang, d'autres sont mélangés à l'oxygène que l'on respire. Mais l'anesthésie "au masque" et l'anesthésie "par piqûre" ont la même efficacité et sont toutes les deux des anesthésies générales.
L'induction peut avoir lieu dans la salle d'opération ou juste à côté, dans un lieu spécial appelé salle d'induction.

Quand cette salle existe, il est plus facile pour les équipes soignantes de proposer aux parents de rester avec leur enfant jusqu’à ce qu’il soit endormi. Avec l'anesthésie générale, on perd conscience, le corps est immobile, relâché, on ne voit rien, on n’entend rien et on ne ressent pas la douleur de l'opération. Selon les cas, on peut avoir besoin de médicaments de plusieurs types : les "hypnotiques" qui font dormir, les "analgésiques" qui suppriment la douleur et les "curares" qui relâchent les muscles. Pour certaines opérations, l'anesthésiste fera en plus une anesthésie loco-régionale pour supprimer la douleur dans une partie du corps (comme l'anesthésie pratiquée par les dentistes), en général le bas du corps et les jambes. Grâce à l’anesthésie loco-régionale, la douleur est soulagée efficacement pendant plusieurs heures après l’opération. Votre enfant sentira peut-être ses jambes très lourdes.