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Centre Hospitalier de Sarrebourg - Pédiatrie

L’objectif est de distraire les enfants avant et pendant les soins douloureux. La salle d’examen et de soins a été décorée et équipée d’une « valise magique » contenant des objets de distraction liés aux 5 sens.

Sommaire

Fiche signalétique

Établissement

Centre hospitalier de Sarrebourg
Service de pédiatrie
25 avenue du Général De Gaulle
BP 80269
57402 Sarrebourg

Responsable du service

Docteur SIOUALA, chef de service, praticien hospitalier
Madame ROYER, cadre de santé

Personnes contact

Isabelle Royer, cadre de santé
Tristan Gernez, psychologue

Présentation du projet

Objectifs

  • Détourner l’attention de l’enfant par la stimulation sensorielle
  • Mettre en synergie la distraction lors des soins et les initiatives individuelles. En effet, les soignants ont été formés au toucher massage des petits et certains ont déjà intégré l’art du clown et du conte dans leur pratique.

Public(s) concerné(s)

Tous les enfants devant subir des soins douloureux et/ou impressionnants.

Méthodes utilisées

La salle d’examen a été équipée d’une « valise magique » contenant des objets de distraction en référence aux cinq sens (boites à musique, livres musicaux, charades, plumes, bulles de savon, bâton de pluie, boites de senteur, animation clownesque, contes, lecteur CD…).
Le contenu de la valise a été déterminé en fonction des critères suivants : âge de l’enfant, pathologie, autonomie, acte à effectuer, degré d’anxiété exprimé par l’enfant, présence ou non des parents.
L’enfant est invité à vivre les soins dans un environnement sensoriel réfléchi pour contenir son anxiété par le biais « d’un bain sensoriel ». La technique de distraction est adaptée en fonction du soin à effectuer, de l’état de santé de l’enfant, de ses centres d’intérêt, de la présence et/ou de la participation d’un parent, des capacités de créativité des soignants.
Les activités sont mises en œuvre et les objets sont manipulés avant et pendant les soins douloureux. Afin de le rendre plus attractif, le matériel médical (tensiomètre, thermomètre, toise…) a été également décoré.
Ces techniques de distraction concernent les soins suivants : prélèvements sanguins, poses de perfusion, réalisation de pansements, installations en chambre en retour de bloc, examens cliniques d’admission, poses de sonde urinaire, aspirations nasales, aérosols, vaccination, poses et retraits de poches à urine, héparinisations de chambres implantables,…).

Moyens nécessaires

  • Achat d'objets de distraction
  • Matériel pour décorer la salle de soins et le matériel médical

Pérennisation

  • Depuis octobre 2008, à raison de deux réunions par mois, la conduite du projet a été menée sur un mode pluridisciplinaire, avec la participation des soignants (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, infirmières, cadre de santé), psychologue et médecins.
  • Un bilan relatif à l’état d’avancée du projet est effectué à chaque réunion de service.
  • Un guide méthodologique décrivant les grand principes et les activités à proposer en fonction du/des sens à stimuler et de l’âge de l’enfant a été élaboré et mis à disposition en salle d’examen (document en annexe).
  • Par ailleurs, le personnel va bénéficier en juin 2010, d’un module d’une formation complémentaire sur la pratique des contes et comptines lors des soins.
  • Le projet ainsi que le film tourné dans le service, seront présentés au CLUD (Comité de Lutte contre la Douleur) de juin 2010 et seront proposés à la journée régionale des CLUDS de Lorraine.
  • Il est prévu de réitérer les enquêtes de satisfaction auprès des enfants et des parents ainsi que l’enquête relative à l’efficacité de la distraction lors de soins douloureux.

Évaluation

  • Le dispositif a été évalué au moyen :
    D’une enquête de satisfaction conduite auprès des enfants et parents qui a mis en évidence :
    80 % des enfants se disent distraits par le soignant pendant le soin (100 % du point de vue des parents)
    82 % des enfants ou parents disent penser à autre chose que le soin.
    100 % des enfants et des parents ont appréciés la distraction proposée.
    La distraction réduit l’angoisse, détourne l’attention de l’enfant.
  • D’une évaluation portant sur l’efficacité des techniques de distraction avec recensement du pourcentage de soins douloureux effectués avec distraction, des techniques de distraction mise en œuvre, de la réaction de l’enfant, de la douleur avant et pendant le soin.
    72 % des soins ont été réalisés avec distraction. Les soins avec distraction semblent plus efficaces car 77 % des patients évalués n’ont pas manifesté de douleur ni d’angoisse pendant le soin pour seulement 50 % des soins sans technique de distraction.
    (Étude portant sur 51 soins, voir résultats en annexe).

Analyse

Difficultés rencontrées, écueils à éviter

Le détournement de l’attention lors des soins douloureux est plus difficile à mettre en œuvre lorsque l’enfant présente des douleurs intenses ou en situation d’urgence. L’adhésion de l’enfant est alors plus aléatoire et la concentration du soignant porte essentiellement sur la dispensation de soins de première nécessité.
La mise en œuvre de techniques de distraction faisant appel à des compétences spécifiques telles que (l’art du clown, les contes, le toucher-massage) suppose une disponibilité mentale et un investissement personnel du soignant en sus d’une formation spécifique.

Éléments facilitateurs

En préambule du projet, le groupe s’est attaché à définir ce qu’est la douleur et à réfléchir sur l’impact de la dimension émotionnelle et sensorielle lors de soins douloureux.

Points forts

  • Démarche et investissement de toute l’équipe
  • Réalisation d’un guide méthodologique
  • Évaluation de 51 soins et analyse « réaliste » de ces résultats

Le projet en images

Vidéo montrée à l'enfant et à sa famille lors de la consultation d'anesthésie

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Photographies

 

Les annexes