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Centre de Médecine Physique et de Réadaptation de l’Enfance - Flavigny sur Moselle

Les enfants accueillis dans ce centre présentent des infirmités motrices cérébrales, des cancers, des brûlures, des maladies neuro-musculaires… Des livres, CD et jeux variés sont proposés aux enfants qui peuvent également amenés des objets de chez eux. Des draps décorés et choisis par l’enfant sont utilisés lors des injections de toxines botuliques. Des affiches de films sont affichées aux murs pour les plus grands. Le centre dispose également d’une salle de stimulation sensorielle selon Snoelezen.

Sommaire

Fiche signalétique

Établissement

Institut Régional de Médecine Physique et de Réadaptation (IRR)
Centre de Médecine Physique et de Réadaptation de l’Enfance (CMPRE)
46, rue du Doyen Jacques Parisot
54 630 FLAVIGNY SUR MOSELLE

Responsable du service

Dr Anne VIELH BENMERIDJA, médecin chef du CMPRE
Laurent LECOMTE, directeur administratif du CMPRE

Porteurs du projet

Nathalie VERMION, masseur Kinésithérapeute
Emmanuelle PACI, cadre de Santé

Présentation du projet

Objectifs

  • Diminuer la douleur provoquée par les soins en agissant sur la peur, l’anxiété, le stress de l’enfant.
  • Prévenir et éviter les manifestations émotionnelles, la focalisation sur la douleur.
  • Mettre en confiance le patient.
  • Aider l’enfant à accepter le geste.

Public(s) concerné(s)

Enfants de 2 à 18 ans, présentant une infirmité motrice cérébrale, des cancers, des brûlures, des maladies neuro-musculaires, un syndrome douloureux régional complexe.

Méthodes utilisées

Dans un environnement favorable au bon déroulement des soins, l'équipe veille à l’installation, favorise une ambiance de détente en respectant l’intimité du patient et en agissant en amont sur la peur. L’enfant et sa famille peuvent apporter des jouets qui le rassurent (doudou, peluche, cd, livre…). La coordination des thérapeutes autour de l’enfant permet de détourner son attention tout en faisant le soin (savoir-faire et savoir-être des professionnels de santé).
L’enfant est acteur ; il choisit une musique, une histoire ou un jeu selon une sélection, son âge, son développement cognitif, son état émotionnel. Dans la mesure du possible, une présence parentale active est favorisée.
Exemple : avant l'injection de toxines botuliques, l’enfant joue avec différents masques.
Un drap décoré est installé, l’enfant ne voit pas le geste.
Après le soin, l’enfant est félicité par l’équipe et un diplôme de courage lui est remis.

Moyens nécessaires

  • Salles calmes (accueil, soins, salle de stimulation sensorielle, appareillage)
  • Paravents (stickers préférés des enfants)
  • Livres, CD, jeux variés
  • Affiches de film pour enfants et adolescents
  • Coussins de confort
  • M.E.O.P.A.
  • Échelles de douleur adaptées
  • Documents et informations aux parents lors des consultations

Pérennisation

  • Pour les professionnels de santé exerçant dans les structures pédiatriques de l’IRR (de l’hôpital au centre de rééducation) :
    - Une formation douleur pluridisciplinaire en mai 2009
    - Une journée lorraine de MPR pédiatrique où ce projet sera présenté en juin 2009 (annexe 10)
    - Une proposition au CLUD de l’IRR pour une formation sur ces méthodes de distraction
  • Pour les étudiants paramédicaux en stage : présentation du projet
  • Poursuite des réunions sur ce thème : sensibilisation des professionnels de santé, aménagement des espaces de soins
  • Valorisation du dispositif : mémoire de fin d’études d’un étudiant masseur kinésithérapeute 2008-2009 "cas clinique avec comparaison de techniques mises en oeuvre avec ou sans moyen de distraction". Consultable sur ce site http://www.kine-nancy.com (mémoire année 2008 Bergaentzle Pierre-Olivier).
  • Information des enfants et des parents : à travers un album-photo, une vidéo mêlant des enfants avec des masques de carnaval ou d’anesthésie afin de dédramatiser le port du masque
  • Systématisation : lors des injections de toxines, les méthodes de distraction sont régulièrement utilisées

A envisager pour la confection de plâtres et d’orthèses

Évaluation

L’enquête réalisée dans le cadre d’un diplôme inter-universitaire douleur portant sur la douleur de l’enfant auprès des professionnels de santé pourrait être reprise avec des items concernant la distraction (en annexe).
Une étude pourrait être réalisée sur l’impact des méthodes de distraction

  • auprès des parents dont les enfants bénéficient d’injections de toxines : choix du moyen de distraction le plus adapté à l’enfant en lien avec la famille avant le soin et évaluation du dispositif après le soin.
  • auprès des professionnels de santé qui réalisent le soin : évaluation de la douleur avant et après le soin par une échelle adaptée. A ce jour, nous notons comment le geste s’est passé pour mieux préparer le suivant.

Analyse

Difficultés rencontrées, écueils à éviter

  • L’évaluation de la douleur est parfois complexe et la douleur est difficile à repérer par les soignants
  • Le manque de reconnaissance des techniques de distraction jugées parfois accessoires
  • La disponibilité des professionnels de santé et leur coordination
  • Le manque de formation
  • Le temps

Éléments facilitateurs

  • Les échanges entre les thérapeutes à travers les réunions pluridisciplinaires pour ce projet, ainsi qu’avec les professionnels de santé de l’unité douleur infantile du CHU (compte-rendu de réunions en annexe)
  • La motivation des professionnels de santé
  • Salles aménagées : de stimulation sensorielle selon Snoezelen, d’accueil des enfants et de leur famille, de soins et d’appareillage
  • L’achat de matériel :
    - Réglettes d’auto-évaluation de la douleur pour les enfants, des posters SPARADRAP
    - Paravents avec stickers préférés des enfants (plusieurs styles)
    - Différents tissus à motifs évocateurs pour l’enfant du petit au plus grand
    - Livres, CD, jeux variés pour s’adapter à chacun selon l’âge et le développement cognitif
    - Affiches de film pour enfants et adolescents
    - Coussins de confort en micro billes de différentes formes

Le projet en images

Les annexes