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Informer l’enfant, un préalable à la distraction

Avant de détourner l’attention de l’enfant, il faut d’abord s’assurer que l’enfant a bien compris le soin, l’examen que l’équipe va réaliser, surtout si c’est la première fois.

Que dire ? Comment ?

L’enfant a besoin de comprendre ce qui se joue sur son corps, cela s’exprime de façon différente selon son âge, son état émotionnel, son désir (à ce moment-là) de savoir et dans quelle mesure il souhaite être informé. Cela vaut la peine de le lui demander.

  • il est tout d’abord préférable d’informer l’enfant avant le soin mais pas juste avant. Un temps de «digestion» est nécessaire pour qu’il puisse l’intégrer, exprimer, reformuler ce qu’il a compris de l’information.

Il faut lui expliquer :

  • pourquoi il est nécessaire de faire cet examen ou ce soin. En effet, donner du sens à quelque chose qui risque d’être difficile permet de mieux le supporter.
  • comment le geste sera fait : la procédure, les étapes, le matériel utilisé, les personnes présentes, la durée, les suites... En pointant les bénéfices attendus et tous les moyens qui seront mis en œuvre pour limiter la douleur, l’inconfort, ou l’inquiétude.

Pour se faire, le langage oral est primordial mais ne suffit pas toujours. Pour comprendre, un enfant a besoin de voir des images, des photos, des films ou de visiter les lieux. Un moyen très efficace est de lui montrer sur une poupée ou une marionnette accessoirisée ce qui va être fait sur lui et de lui donner l’occasion de manipuler le matériel médical pour l’apprivoiser, reproduire le geste. De cette façon, il est également possible de mieux évaluer ce que l’enfant a compris lorsque lui-même reproduira le geste sur la poupée et de réajuster les informations si elles n’ont pas été bien comprises.

Pour en savoir plus sur :
L’information par le jeu : un film de formation, des initiatives de professionnels
L’information : des conseils pratiques destinés aux professionnels

Établir la confiance

Sous prétexte que pendant le soin, il est préférable d’éviter de parler avec l’enfant de ce qui est difficile ou douloureux (piqûre, inconfort, froid..), ne veut pas dire qu’il ne faut pas en avoir parlé avant ! Au contraire…
Certes, ces informations peuvent momentanément inquiéter l’enfant, mais elles éviteront qu’il se sente perdu ou «trahi » au moment du soin. Informé, il pourra anticiper les difficultés et rechercher avec l’aide des adultes des solutions pour les vivre au mieux.
Par ailleurs, les enfants imaginent souvent pire que la réalité, et une information de qualité pourra éviter ces représentations angoissantes et erronées.
L’information préalable sera à moduler selon l’âge de l’enfant, le caractère aigu ou chronique du soin, son désir ou non d’être informé en détail. Dans tous les cas et parce que les enfants peuvent avoir des attentes très différentes en la matière, il est important avant le début du soin de lui demander, s’il souhaite ou pas être tenu informé des étapes du geste ou si au contraire, il préfère se concentrer pleinement sur la distraction qui lui sera proposée.