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Les parents, de précieux alliés

La présence des parents lors des soins douloureux est possible, et c’est un souhait des enfants et des parents. Le rôle qu’ils peuvent jouer pour limiter la sensation douloureuse de leur enfant est encore souvent sous-estimé et inexploité.

Définir les rôles de chacun

Pourtant, les parents connaissent leur enfant mieux que quiconque et leur aide est précieuse pour proposer des jeux, des histoires qui correspondent aux centres d’intérêt de l’enfant.
Mais ils ne savent pas tous spontanément, comment aider leur enfant, ce qu’ils peuvent faire ou pas, et sont parfois anxieux eux-mêmes. C’est donc aux professionnels de les encourager (sans les «forcer»), de les informer et de leur expliquer précisément le rôle qu’ils peuvent tenir.

  • Ce qu’ils peuvent faire : prévenir d’éventuels antécédents difficiles, garder un contact physique, visuel ou auditif avec leur enfant, raconter des blagues, évoquer des souvenirs ou des sujets appréciés. Si l’enfant est jeune et que le soin le permet, le garder sur les genoux ou dans les bras, lui tenir la main, le caresser, le masser, l’encourager, le féliciter et le réconforter.
  • Ce qu’ils doivent éviter de faire : mentir à leur enfant, participer à la contention si l’enfant est agité, le plaindre pendant le soin «mon pauvre petit» car cela peut augmenter sa détresse.

Conforter les parents dans leur rôle

Les équipes ont un rôle très important pour guider les parents qui apprécieront cette attention et ce sentiment de jouer un rôle auprès de leur enfant. C’est une façon de limiter leur sentiment d’impuissance, car à défaut de savoir comment soigner leur enfant, ils peuvent au moins participer à le soulager. Cela peut diminuer leur anxiété, car comme leur enfant, ils sont moins concentrés sur l’acte, son caractère pénible ou douloureux, mais sur quelque chose de plaisant et positif.
La maman de Zoé «C’était difficile de la voir comme ça et puis de se sentir impuissante… alors j’ai eu l’idée de lui parler du cheval… ça l’a tout de suite calmé. J’aurais du y penser plus tôt, mais ça l’a calmée et du coup moi ça m’a fait du bien aussi».
Les bénéfices sont également à long terme.

  • Ces parents se sentiront ainsi autorisés à apporter des jeux, à distraire leur enfant dans d’autres situations de soins ou d’autres établissements : «Je penserai plus à dire ce que mon enfant aime…», «Je n’aurais pas pensé à apporter des jouets pour les soins, mais maintenant je le ferai»
  • Les soignants eux, (en plus des retours positifs des parents) gagneront certainement du temps lors de soins futurs.