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S’organiser avant le soin…
Pour l’enfant le soin commence avant le soin
Ce n’est pas une « Ponction Lombaire, un myélogramme, une intra musculaire », qui vient à l’hôpital, mais un enfant avec ses parents avec toutes leurs inquiétudes, et cela même s’ils connaissent déjà le service. Que le soin soit programmé ou non, une transition, un minimum de temps d’adaptation au lieu, à la situation, aux personnes présentes est nécessaire à l’enfant et à sa famille.
Ensuite, il est préférable de commencer la distraction avant le début du soin, avant l’installation du matériel et pas juste au moment ou le soin va se faire.
En onco-hématologie au CHU de Rennes
(voir la présentation du projet) l’organisation de l’équipe est la suivante : ce n’est qu’après quelques minutes, lorsque la confiance est établie avec l’un des soignant, que l’équipe entre dans la pièce, installe le matériel et débute le soin. Ils sont vigilants à ne pas interrompre la relation en cours (quitte à ne pas parler à l’enfant !) et à laisser se poursuivre après le soin, l’activité entre le soignant et l’enfant afin qu’elle se termine confortablement (finir l’histoire, la chanson, le jeu…).
Définir un référent
C’est évidemment à adapter selon les situations, mais il est préférable qu’une seule personne soit responsable de la distraction de l’enfant :
- soit un des parents s’il le souhaite et s’en sent capable, voir aussi la page « Les parents de précieux alliés »
- soit un soignant. Dans ce cas, il est conseillé qu’il ne fasse pas le soin. L’expérience montre que dans de nombreux services, c’est un rôle souvent joué par les aides-soignants ou auxiliaires de puériculture. Les éducatrices de jeunes enfants peuvent aussi apporter leur contribution, surtout lorsqu’elles entretiennent une relation privilégiée avec un enfant.
Selon le type de distraction, la personne responsable pourra, bien sûr, faire participer les autres personnes présentes (autres soignants, parents…), par exemple chanter, répondre à des questions, dessiner, attraper des bulles, commenter un livre…
Définir un référent pour la distraction permet aussi d’éviter qu’une multitude de stimulations soit suggérées à l’enfant s’il n’accroche pas tout de suite à celle qui lui est proposée ou si elle ne parait pas efficace assez rapidement aux autres personnes présentes. Car il faut parfois un peu de temps à l’enfant pour voir que la proposition lui plait.










