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Distraire son enfant lors d’un soin pour diminuer la douleur
Peur et douleur sont intimement liées
Même si les soignants ont prévu des moyens médicamenteux adaptés pour éviter ou soulager la douleur de votre enfant (médicaments, crème anesthésiante, MEOPA... Voir le conseil " Si mon enfant a mal") pendant le soin ou l’examen, il peut toujours avoir peur : parce qu’il ne comprend pas, parce qu’il est inquiet du résultat des examens ou qu’il a de mauvais souvenirs…
Même un soin ou un examen considéré comme a priori non douloureux (par exemple : un examen radiologique, un examen des oreilles ou de la gorge…), peut devenir difficile, voire douloureux, si votre enfant est très anxieux…
La douleur est à la fois une sensation et une émotion, ainsi, la peur augmente la sensation douloureuse et à l’inverse quand on a moins peur on a moins mal. Mais placé dans un contexte favorable, le cerveau peut réguler la sensation douloureuse.
Des études qui le prouvent
Au-delà du simple bon sens qui fait que spontanément et depuis longtemps certains soignants ou parents, distraient les enfants pendant les soins (en chantant une berceuse, en racontant une histoire, en parlant de souvenirs de vacances...), l’efficacité des moyens de distraction est maintenant scientifiquement prouvée.
De nombreux professionnels de santé, désireux d’améliorer la prise en charge des enfants et le vécu du soin ont mené des études pour démontrer l’efficacité de ces moyens et leur action sur la perception de la douleur chez l’enfant. Par exemple, regarder une vidéo, faire des bulles de savon, écouter de la musique…
Les résultats de ces études ont montré très clairement l’impact positif sur le vécu du soin et sur la douleur.
Depuis, de plus en plus de professionnels de santé convaincus proposent systématiquement des moyens de distraction lors des soins en complément des moyens antalgiques. Mais cela est encore variable selon les services hospitaliers ou les lieux de soins, c’est pourquoi de votre côté, vous pouvez faire quelque chose.
Une aide pour votre enfant comme pour vous
L’objectif n’est pas d’essayer de faire rire votre enfant à tout prix, mais de détourner momentanément son attention vers quelque chose de plus positif que l’examen ou le soin qu’il doit vivre.
En tant que parent, vous savez comment rassurer, détendre ou distraire votre enfant. Même dans un cabinet médical, un cabinet de radiologie, un centre de PMI, une salle de soin, une salle de réveil… vous pouvez lui chanter une chanson, le masser, lui raconter une blague, vous pouvez apporter son jouet ou son personnage préféré du moment…
Ce n’est pas parce que votre enfant est inquiet ou malade qu’il faut arrêter de jouer avec lui ou essayer de l’amuser, au contraire, même si cela peut paraitre incongru à certains ou trop difficile à faire.
Les parents ont souvent plus de ressources qu’ils ne l’imaginent, surtout s’ils sont convaincus que cela va aider leur enfant et si les professionnels les y encouragent.
Vous ne maitrisez pas forcément les questions d’ordre médical, mais vous êtes compétents pour le rassurer et le distraire.
Si vous êtes inquiet vous-même, avoir un rôle actif en tant que parent, soutenir votre enfant, vous sentir utile vous fera également du bien car vous serez moins concentrés sur le soin qui se déroule.
La maman de Zoé lors de la pose d’un cathéter «C’était difficile de la voir comme ça et puis de se sentir impuissante… alors j’ai eu l’idée de lui parler du cheval… ça l’a tout de suite calmée. J’aurais dû y penser plus tôt, mais ça l’a calmée et du coup moi ça m’a fait du bien aussi».
Les bénéfices sont également à long terme : «Je penserai plus à dire ce que mon enfant aime…», «Je n’aurais pas pensé à apporter des jouets pour les soins, mais maintenant je le ferai»











