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Comment traiter la douleur ?
Les moyens de soulager la douleur sont nombreux et complémentaires. Pour être efficace, il est souvent nécessaire d’en associer plusieurs.
Les moyens non médicamenteux
Ce sont tous les moyens qui permettent de mettre l’enfant dans un contexte le plus favorable possible afin qu’il puisse utiliser ses propres ressources pour limiter la sensation douloureuse.
- L'information de l'enfant fait partie intégrante de la prise en charge de la douleur. Si votre enfant comprend ce qui se passe, s’il a le sentiment de maîtriser la situation, cela peut l’aider à avoir moins mal « Quand on a moins peur, on a moins mal ! »… L’enfant mal informé peut se sentir trahi et désarmé s’il a mal et qu’il n’a pas été prévenu, de plus on risque de perdre sa confiance.
- Le confort être bien installé (coussins, lit inclinable…), ne pas avoir faim, froid, envie de faire pipi…
- Le soutien de l’entourage, le fait d’être rassuré, serein, confiant, motivé, permet de moins ressentir la douleur. Au contraire l’inquiétude, le sentiment d’impuissance, l’incertitude, la dépression, l’anxiété, peuvent exacerber les sensations douloureuses.
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Détourner l’attention de l’enfant, grâce à divers moyens de distraction, permet de limiter la sensation douloureuse lors d’un soin. C’est aussi un atout pour faciliter l’examen d’un enfant douloureux.
> Voir aussi le chapitre "Rassurer votre enfant et le distraire" dans le dossier conseil : Mon enfant va avoir un soin, un examen...
- Le réflexe de frotter l'endroit douloureux ou juste à côté, est un puissant moyen pour diminuer les influx de douleur. Le massage ou les stimulations électriques peuvent aussi participer à diminuer la douleur.
- Le chaud ou le froid peut soit favoriser la détente musculaire, soit entraîner une diminution des douleurs inflammatoires (par exemple les douleurs dentaires).
- Le contact prolongé d'un bébé avec sa mère, l’allaitement, le peau à peau produisent un état de bien être qui peut bloquer la perception douloureuse lors d’un geste douloureux.
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L’administration d’une solution sucrée (de saccharose ou de glucose) associée à la succion d’une tétine entraîne également une diminution de la perception douloureuse chez le nouveau-né (moins de 2 mois).
> Voir aussi le guide : Soins et examens douloureux : comment aider votre bébé ?
- Des séances de relaxation ou d'hypnose thérapeutique sont proposées aux enfants et aux adolescents dans certains services. Ces deux techniques peuvent être utilisées aussi bien pour le traitement des douleurs chroniques, telles les migraines, que de certaines douleurs aiguës.
Les médicaments de la douleur
Les médicaments qui agissent contre la douleur (on dit analgésiques ou antalgiques) sont classés en 3 catégories selon leur puissance. Ce sont les trois paliers décrits par l'Organisation Mondiale de la Santé.
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Le palier 1 pour les douleurs légères à modérées : l'aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l'ibuprofène.
La plupart des médicaments du palier 1 peuvent être achetés sans prescription médicale (mais pas ceux des autres paliers) et un même médicament peut être vendu sous différentes marques.
- Le palier 2 pour les autres douleurs plus importantes : la codéine, la nalbuphine, le tramadol ou des associations de médicaments de paliers 1 et 2.
- Le palier 3 pour les douleurs très intenses : la morphine. Les réticences à prescrire la morphine ont longtemps empêché les médecins de calmer les douleurs les plus fortes. Il est pourtant prouvé qu'elle ne rend pas toxicomane quand elle est utilisée pour traiter la douleur. Elle peut être donnée sous forme de sirop, de comprimé ou par injection intraveineuse (IV). Dans certains cas, une "pompe d'analgésie contrôlée" (PCA) permet à l’enfant (à partir de 6 ans) de s'administrer lui-même la quantité dont il a besoin (selon un maximum fixé par le médecin).
Pour certaines douleurs, même très intenses (crise de migraine, douleurs liées à une atteinte neurologique, douleur psychogène...), les médecins ne donnent pas de morphine ou de morphiniques (qui sont inefficaces ou dangereux dans ces indications) : ils proposent alors d'autres molécules ou d'autres solutions.
Le mode d’administration
Les médicaments peuvent se donner sous des formes très différentes : sirop, comprimé, gélule, suppositoires, pommade, spray, patch, injection, perfusion. Cette variété permet aux médecins de prescrire ce qui est le plus adapté à l’enfant et à la situation (par exemple action rapide ou continue). Ils privilégient ce qui est le moins douloureux et le plus pratique pour les enfants. Le fait de donner le médicament par une injection ou une perfusion, n’est pas un signe particulier de gravité.
Suivre la prescription
Si votre enfant semble bien soulagé avec ce que le médecin a prescrit, il est important de continuer à donner la quantité de médicament prévue en respectant les intervalles. En effet, il est plus facile d’empêcher la douleur d’apparaître que de la traiter quand elle est là.
Si votre enfant semble avoir mal malgré le traitement, n’hésitez pas à contacter le médecin ou l’équipe soignante, pour éventuellement modifier la quantité ou vous faire prescrire un médicament plus efficace.










