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Diminuer la sensation douloureuse du vaccin
Solutions sucrées et allaitement
Il s’agit de déposer 1 à 2ml d’une solution sucrée concentrée sur la langue du bébé, puis de lui faire sucer une tétine. L’effet anti- douleur est efficace au bout de 2 minutes et dure quelques minutes, il est possible d’en redonner si nécessaire. Le même effet est observé lorsque l’enfant est allaité. On fait le vaccin pendant que le bébé est au sein, 2 minutes après le début de la tétée.
Cette méthode est très efficace car le bébé est également rassuré dans les bras de sa maman. Dans la mesure où les vaccins sont rares en proportion du nombre de tétées, il n’y pas de risque d’association négative pour l’enfant.
L' efficacité de cette méthode est prouvée jusqu’à 4 mois.
Voir les recommandations de l'AFSSAPS, septembre 2009
Crème anesthésiante
Elle peut être utilisée dès la naissance et elle se présente sous deux formes :
- Un patch (la quantité de crème est pré-dosée) qui se pose comme un pansement ordinaire.
- Une crème à appliquer en couche épaisse et à recouvrir avec un pansement occlusif fourni. Pour éviter la douleur causée par le retrait du pansement, on peut aussi utiliser du film alimentaire. Dans ce cas pour empêcher la crème de s’étaler, on pose autour une rondelle découpée dans une tétine.
Important ! La crème doit être posée au minimum 1 heure avant l’injection (anesthésie de 3 mm de profondeur) et jusqu’à 2 heures (anesthésie de 5 mm de profondeur).
Voir le protocole d'utilisation de PEDIADOL de la crème EMLA
La crème ou le patch peut être posé par les parents, sous réserve, lors de la précédente consultation, de leur avoir montré le ou les endroits où il faut la poser.
L’utilisation de la crème anesthésiante n’est pas adaptée à toutes les vaccinations car elle soulage uniquement la douleur provoquée par la piqûre, l’effraction cutanée peu profonde et pas celle provoquée par l’injection. Et de plus certains vaccins sont plus douloureux que d’autres. Cette situation rend complexe l’information des parents sur l’efficacité de la crème anesthésiante. En effet, à défaut de leur avoir exposé ces limites, ils pourraient en conclure que la crème anesthésiante n’est pas efficace, et donc inutile dans d’autres situations comme la prise de sang, alors que dans ce cadre l’efficacité est garantie.
Après le vaccin
Il est utile d’évaluer la douleur du vaccin pour pouvoir apprécier l’efficacité des moyens antalgiques proposés et les modifier si nécessaire. Dès l’âge de 4, 5 ans, un enfant est en mesure de dire « combien il a mal ». On parle alors « d'auto-évaluation »
Voici les principales échelles qu’il est possible d’utiliser :
- L’Echelle Verbale Simple (EVS) : il a mal « pas du tout, un peu, moyen, beaucoup », dès 4 ans
- La réglette des visages : dès 4 ans
- L’Echelle Visuelle Analogique (EVA) : dès 6 ans
L’enfant peut avoir mal pendant quelques jours à l’endroit où a été fait le vaccin. Pour atténuer cette sensation, on peut masser la peau tout de suite après l’injection et prescrire du paracétamol.
Il est également souhaitable de réconforter l’enfant devant ses parents, de le consoler et de le féliciter. Éventuellement de lui donner un « Certificat de bravoure » pour le récompenser et le féliciter d’avoir supporté ce geste, même s’il n’a pas été particulièrement compliant ou a pleuré.













