- Professionnels >
- Nos conseils pratiques >
- Évaluer l’anxiété des enfants avant une opération >
- Que faire en cas d’anxiété importante ?
Que faire en cas d’anxiété importante ?
Des scores importants doivent interpeler sur la nécessité d’une préparation ou d’un soutien supplémentaire, d’un accompagnement spécifique de l’enfant et de ses parents. Ce qu’il faut surtout prévenir c’est l’induction forcée avec violence physique.
Avant le départ au bloc
- Anticiper une séparation difficile et augmenter la prémédication.
- Prévoir des moyens de distractions efficaces au moment de la séparation
- Retarder, décaler le départ au bloc opératoire.
- S’assurer d’une prise en charge sans attente au bloc opératoire (surtout si l’enfant est séparé de ses parents !).
- Permettre au parent s’ils sont en situation de soutenir leur enfant d’être présent à l’induction.
Au bloc opératoire
La coopération de l’enfant n’est pas toujours obtenue.
Même à ce stade, et si l’enfant manifeste un sentiment de terreur panique qui se traduit par des hurlements, une agitation extrême ou au contraire, par un repli sur lui-même, figé par la peur et adoptant un comportement passif… il y a des solutions pour minimiser dans une certaine mesure l’épreuve :
- Obtenir une ambiance aussi sécurisante que possible, limiter les allées et venues et les conversations, baisser les lumières.
- Se mettre au niveau de l’enfant, sans bavette, baisser la voix, ne pas critiquer ni menacer.
- Ne pas faire attendre l’enfant. Celui-ci doit avoir un interlocuteur unique, médecin anesthésiste ou IADE qui le prendra totalement en charge dès son entrée au bloc opératoire, afin d’éviter les contacts multiples et bien intentionnés, mais qui à ce moment débordent ses possibilités relationnelles.
- Si nécessaire interrompre l’induction pour réadministrer une prémédication optimisée (la voie nasale est plus rapide).
- Savoir perde un peu de temps sans faire aucun geste technique pour savoir si une relation peut s’établir (surtout si la prémédication a été faite un peu tard), profiter de ce délai pour tenter de mettre en confiance, proposer de raconter une histoire, de faire un jeu, essayer de faire choisir l’enfant.
- Dans certains cas ne pas hésiter, après une expérience difficile à proposer aux parents une aide spécialisée : psychologue, séances de relaxation, pour prévenir un cercle vicieux du type phobique.
En salle de réveil
- S’assurer de la présence des parents en salle de réveil au moment du réveil de l’enfant.








