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La peur d’avoir mal
Selon l’âge bien entendu, elle est anticipée de façon différente.
Elle sera d’ailleurs plus importante si l’enfant ne comprend pas la raison du soin et/ou si une expérience antérieure à l’hôpital ou lors d’un soin a laissé une trace négative dans son souvenir (pensons aux vaccins, sutures ou opération chirurgicale…).
Tout un panel de solutions existe aujourd’hui pour éviter et soulager efficacement la douleur et les recommandations officielles sont nombreuses.
Comment faire ?
Évaluer la douleur
L’expérience de la douleur est différente pour chacun, que l’on soit enfant ou adulte, chacun selon son histoire personnelle, familiale et culturelle y réagit de façon différente. Au bout du compte, il n’y a que le soigné qui peut dire et décrire combien et comment il a mal. L’y amener est une étape importante de la prise en charge. Ainsi l’évaluation systématique de la douleur fait partie du soin.
Elle est importante pour pouvoir, à partir de la subjectivité du patient, établir un dialogue dans un langage commun à tous les professionnels. Elle est indispensable pour pouvoir évaluer l’efficacité du traitement proposé, le modifier si nécessaire. Dès l’âge de 4, 5 ans, un enfant est en mesure de dire « combien il a mal ». On parle alors « d’auto-évaluation ». Il peut être utile de présenter à l’avance à l’enfant les échelles d’auto-évaluation de la douleur que vous utiliserez pour le familiariser à leur utilisation.
Voici les principales échelles qu’il est possible d’utiliser :
L’Echelle Verbale Simple (EVS) : il a mal « pas du tout, un peu, moyen, beaucoup », dès 4 ans
- La réglette des 6 visages : dès 4 ans
- L’Echelle Visuelle Analogique (EVA) : dès 6 ans
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L’Echelle Numérique Simple ENS qui consiste à donner une note entre 0 et 10 à sa douleur :
à partir de 8 ans
Le score de douleur doit être noté dans le dossier de soins, au même titre que l’on note s’il a ou non de la fièvre.
Associer systématiquement les moyens non pharmacologiques et pharmacologiques
Peur et douleur sont intimement liés, il est donc nécessaire à la fois de :
- Prévoir des moyens antalgiques adaptés : médicaments, solutions sucrées, MEOPA, anesthésies locales, anesthésie générale…
- Créer un climat rassurant avec l’aide précieuse des parents, si l’enfant et les parents le souhaitent.
- Utiliser du matériel adapté, par exemple : garrot à serrage progressif qui ne pince pas, fibroscope de petit diamètre, stéthoscope peluche, table d’examen toise en forme d’animal,…
- S’assurer du confort de l’enfant (installation, température,…).
- Noter dans le dossier de soins si les solutions se sont avérées efficaces ou non.
- Proposer des moyens de distraction adaptés à l’âge de l’enfant, ou l’hypno-analgésie
Pour approfondir la question
- Consulter le site Internet de l’Association pour le Traitement de la Douleur de l’Enfant ATDE PEDIADOL
- Consulter le site du Centre National de Ressources de lutte contre la Douleur
- Connaître les droits des enfants à être soulagés.
- Regarder la conférence en ligne : "Eviter et soulager la douleur chez l'enfant, c'est l'affaire de tous !"
- Visionner le film « Pour en savoir plus sur la douleur de l’enfant »
- Visionner le DVD de formation « A vous de jouer ! La distraction des enfants lors des soins »
-
Visionner le DVD qui présente la grille d’évaluation de la douleur Evendol
« Formation à l'évaluation de la douleur de l'enfant » - Consulter le carnet d’adresse pour repérer des fournisseurs qui diffusent des jouets adaptés aux lieux de soins, du matériel médical pédiatrique
- S’inscrire à des formations continues proposées par SPARADRAP.














