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La peur de l’atteinte à l’intégrité de son corps

L’hôpital est un lieu où l’enfant rencontre l’inconnu sous toutes ses formes, y compris dans les traces que laisseront les gestes de soin sur lui.

Ainsi, l’enfant se construit parfois, des représentations tout à fait fausses quant aux conséquences des actes de soin et peut imaginer : que la blessure ne se referme jamais, que la cicatrice reste énorme, ne pas se réveiller après une anesthésie, ne plus pouvoir marcher après une fracture de la jambe ou manger après une amygdalectomie, être transpercé par les rayons x,…

La peur de l’atteinte à l’intégrité du corps peut aussi se révéler au travers de gestes «simples» des soignants : par exemple lorsqu’un objet médical entre dans le corps de l’enfant, ne serait-ce que pour l’examen des oreilles, de la bouche...

Et plus l’enfant est jeune plus sa crainte est grande, car elle est difficile à raisonner. Avec l’âge, l’enfant apprend à maîtriser son schéma corporel mais le soin et l’intervention sont des exceptions qu’il ne connaît pas bien encore (l’adulte lui-même connaît bien mal son schéma corporel interne par exemple).

Comment faire ?

  • Généralement, il faut garder à l’esprit que ce qui est évident pour l’adulte qui soigne, parce qu’il a vu, étudié et peut-être expérimenté lui-même, peut être tout à fait anxiogène pour l’enfant.

  • L’information est primordiale pour expliquer à l’enfant les conséquences des soins, celles qu’il pourra voir, toucher, et sentir (cicatrices, pansements, sensations…).
  • Par exemple, l’enfant peut imaginer qu’il se vide de son sang lors d’une prise de sang, il est alors conseillé d’user d’une métaphore pour donner une idée du peu de sang retiré (pas plus qu’une cuillère à café par exemple).