Le myélogramme

Un laboratoire d'analyses où travaillent 2 personnes
À quoi sert un myélogramme ?

Un myélogramme permet de prendre un peu de ta moelle osseuse pour la faire analyser par des laboratoires. Grâce à cet examen, les médecins comprennent mieux ce qui se passe dans ton corps ou comment soigner ta maladie.

On fait le myélogramme à l'hôpital.

Si le médecin décide de te faire un myélogramme, c’est seulement parce que c’est nécessaire : il n’existe pas d’autre solution pour analyser la moelle osseuse.

Un schéma de l'os qui présente la moelle ossuese, l'os dur et le périoste.
La moelle osseuse qu'est-ce que c'est ?

La moelle osseuse est un liquide présent dans tous les os du corps.

C’est "l’usine" qui fabrique toutes les cellules du sang : les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes.

Un schéma du bassin et du sternum.
Dans quel os prend-on de la moelle osseuse ?

Le plus souvent, c’est dans l’os du bassin, soit dans le dos, soit devant. C’est le médecin qui choisit selon  ses habitudes, la situation ou la forme du corps de chaque enfant.

Parfois aussi c’est dans le sternum, l’os qui est au milieu de la poitrine, là où se rejoignent les côtes.

Un médecin fait le myélogramme
Qui fait le myélogramme ?

Le myélogramme est fait par un médecin.

Pour éviter de te donner des microbes, il porte une tenue spéciale.

Un trocart, une aiguille et une seringue
Avec quel matériel ?

Pour faire un myélogramme, on utilise un matériel particulier :

  • soit un trocart qui permet de traverser la partie dure de l'os plus une aiguille très fine avec une seringue pour recueillir la moelle.
  • soit une aiguille spéciale avec une seringue pour recueillir la moelle.
Pose de la crème anesthésiante.
2 heures environ avant le myélogramme

On pose un pansement spécial, qui contient de la crème qui "endort" la peau, à l’endroit où le myélogramme va être fait.

Grâce à la crème anesthésiante, tu ne sentiras pas le début de la piqûre, quand l'aiguille traverse la peau.

Un enfant s'allonge sur un lit, son parent à côté de lui. Une infirmière lui dit  " Allonge-toi bien confortablement. "
Pour t'installer

Tu t’allonges sur le lit de ta chambre d'hôpital ou sur une table d'examen de la salle de soins, le plus confortablement possible.

Ton papa ou ta maman peut rester avec toi s'il le souhaite et si tu es d'accord.

• Si le myélogramme est fait sur l’avant du bassin ou dans le sternum, on est allongé sur le dos.

• Si le myélogramme est fait dans le dos, on est soit assis soit allongé (sur le ventre ou le côté).

Les trois positions de l'enfant pendant le myélogramme : couché sur le dos, assis, couché sur le ventre.

 

L'infirmière fait respirer l'enfant dans un masque. Elle lui dit : " Respire en gardant le masque contre ton visage. "
Avant le myélogramme

Pour t’aider à avoir moins peur et moins mal, on te propose de respirer un produit spécial, le MÉOPA. Cela ne va pas t’endormir mais plutôt te détendre : tu peux entendre tout ce que l’on dit autour de toi, parler et répondre aux questions.

Tu commences à respirer dans le masque tranquillement et régulièrement. Au bout de quelques minutes, le produit fait son effet, le médecin peut commencer le myélogramme.

  •  Le MÉOPA peut modifier certaines de tes sensations, te faire rire ou provoquer des rêves mais cela disparaît très vite, dès qu’on arrête de respirer dans le masque.

  • Grâce au MÉOPA, tu as moins peur et moins mal pendant toute la durée de l’examen.

 

L'enfant allongé qui regarde une vidéo sur une tablette tenue par le parent.
La distraction ou l’hypnoanalgésie, pour t’aider à penser à autre chose

Tes parents et l’infirmière peuvent te proposer des moyens pour te distraire.
Par exemple : regarder une vidéo, chanter, te faire un massage, inventer une histoire pour t’aider à penser à autre chose…

Pour avoir moins peur et moins mal, ces solutions sont très efficaces !

Le médecin fait l'anesthésie locale pendant que l'enfant continue à respirer dans le masque.
Parfois, l’anesthésie locale

Si une anesthésie locale est prévue, on peut aussi te faire une piqûre avec un produit qui “endort” plus profondément la peau et le périoste, la membrane qui enveloppe l’os. Heureusement, grâce au MÉOPA, on ne sent pas cette piqûre.

Pendant que le médecin fait le myelogramme, l'enfant continue à respirer dans le masque.
Pendant le myélogramme

On enlève la crème anesthésiante et on nettoie la peau avec un antiseptique à l’endroit où on va faire le myélogramme.

Le médecin fait passer l’aiguille spéciale ou le trocart jusque dans l’os. Le geste que fait le médecin doit être très précis et il doit appuyer fort au moment de passer la partie dure de l’os.

 

Le médecin aspire la moelle avec une seringue.

Le médecin recueille la moelle osseuse en aspirant avec une seringue. Il doit aspirer fort tout en continuant à bien maintenir l’aiguille.

Puis il dépose la moelle osseuse sur des petites plaques de  verre et dans des petits tubes (cela représente une petite quantité de moelle osseuse et ton corps en fabrique en permanence). Elle est ensuite envoyée aux laboratoires pour être analysée.

Important : pendant toute la durée du myélogramme, tu ne dois pas bouger et tu continues à respirer tranquillement dans le masque. Une infirmière reste à côté de toi pour t’aider.

Le médecin appuie sur le point de prélèvement pendant que l'infirmière et le parent regardent et sourient à l'enfant.
Après le myélogramme

Quand le médecin a terminé, il retire l’aiguille spéciale ou le trocart.
Dès qu’il te prévient, tu peux retirer le masque de ton visage, c’est fini.

Pour éviter qu’un “bleu” se forme, le médecin ou l’infirmière appuie avec la main quelques minutes. Le petit trou fait par le myélogramme se referme très vite, il faut juste le protéger avec un pansement.

Le médecin qui répond à la question.
Est-ce que ça fait mal ?

Grâce à la crème anesthésiante, à l’anesthésie locale, au MÉOPA, à la distraction et à la présence de tes parents, un myélogramme ne fait pas très mal ou pas mal du tout.

Mais cela reste un examen désagréable et impressionnant, surtout quand on est inquiet du résultat de l’analyse.